Des nouvelles du blog. Voilà quelques temps qu’aucune publication n’était venue titiller ton envie de séjour féminin single à la Barma en Queyras. Ce printemps aura été riche de préparations, rencontres et informations à l’instar de cet article sur le tourisme dit de deuil.

« Deuil » entre guillemets puisqu’au delà du traumatisme réel, dû à la disparition d’un être cher, le concept peut s’élargir plus prosaïquement vers la perte d’un animal de compagnie voire d’un chagrin d’amour… et même d’une culture (ci-après). Les influenceurs surfent déjà sur cette tendance et gageons que – suite à cet article notamment – les Hautes-Alpes s’engouffreront dans cette nouvelle brèche prometteuse. Mais attention, les destinations de tourisme de deuil doivent être autant prestigieuses que blindées en expériences ; guérison psychédélique en Jamaïque, retraite thermale grecque, bol tibétain à l’Île de Ré…

Évolution du logo territorial occitan et arpitan des Escartons et vallées occitanes d’Italie, financé par l’Europe, depuis sa conception initiale par Stéphane Simiand.
Alors, prête pour une régression sensorielle apte à susciter chez toi de puissants ressentis ? De fait, en guise « d’éveil », ce que l’Accompagnateur-artiste en montagne te propose, c’est plutôt un sursaut de liberté de conscience… Le tourisme de deuil a bien besoin d’un soutien communautaire et, en cherchant bien, tu trouveras de telles racines authentiques au fond des Alpes du Queyras. Certes, dès les années 2000, des institutionnels pouvaient déjà exhorter les natifs alpins à se libérer de toute charge du passé, à « oublier »… Le but était-il de justifier certains rôles sociaux ou d’en finir avec la diversité au profit d’un néo-communautarisme pas très culturel ? Ce serait oublier – justement – les survivances toutes rituelles du travail de deuil que le nord des Hautes-Alpes conserve vaille que vaille. Plus de vingt ans après, le bilan est riche d’enseignements.

En effet, ton Accompagnateur-artiste Stéphane fut un des premiers à s’intéresser concrètement, ici, à ces questions, à en pratiquer une réelle observation participante, à en vivre pleinement les expériences. De curieuses synchronicités peuvent se retrouver telles quelles, par exemple, dans la monographie du Queyras de Tivollier & Isnel. Travail de deuil jamais bien loin de l’Identité non pas régionale mais comme Idée de Résistance des Vaudois du Piémont et leur devise mythique Pardonne et n’oublie pas… Des lectures d’auteurs comme Mircea Éliade ou Tobie Nathan pourront aussi t’aider à mieux saisir ces aspects des cultures dites archaïques. Ainsi, au final, la joie l’emporte toujours.

L’idée, bien vite, sera surtout de comprendre pourquoi tu es venue ici. Comprendre comment t’aider non pas à oublier mais à partager avec toi l’expérience de la perte. Outre les balades et visites culturelles, la base cette expérience reste la pratique de l’aquarelle & illustration, du land-art, et la reconnexion à la nature sauvage. Créer – inscrire – pour mieux laisser sur le papier ou l’objet ton souvenir et témoignage tout personnel.

À bientôt



































